Carrière longue : partir avant l'âge légal, à taux plein
Vous avez commencé à travailler jeune ? Le dispositif carrière longue peut vous permettre de partir jusqu'à six ans avant l'âge légal, sans décote. Mais les conditions se jouent au trimestre près, et une erreur de relevé suffit à vous faire perdre le bénéfice du dispositif.
Le principe
La réforme de 2023 a réorganisé le dispositif autour de quatre bornes d'âge, liées à l'âge auquel vous avez validé vos premiers trimestres. Pour chacune, deux conditions cumulatives : avoir validé un nombre minimal de trimestres en début de carrière, et justifier de la durée d'assurance cotisée exigée pour votre génération — 172 trimestres pour les personnes nées à partir de 1966.
| Vous avez commencé à travailler… | Départ possible dès |
|---|---|
| avant la fin de l'année de vos 16 ans | 58 ans |
| avant la fin de l'année de vos 18 ans | 60 ans |
| avant la fin de l'année de vos 20 ans | 62 ans |
| avant la fin de l'année de vos 21 ans | 63 ans |
La condition de début d'activité : 5 trimestres validés avant la fin de l'année civile de vos 16, 18, 20 ou 21 ans (4 trimestres si vous êtes né entre octobre et décembre). Ces trimestres de jeunesse — apprentissage, jobs d'été, premier emploi — sont précisément ceux qui manquent le plus souvent sur les relevés.
La suspension du relèvement de l'âge légal entrée en vigueur le 1er septembre 2026 a des effets sur les bornes des générations 1964 à 1968. Les conditions exactes qui s'appliquent à votre date de naissance doivent être vérifiées au cas par cas : c'est l'une des premières choses que fait notre bilan.
Trimestres validés, trimestres cotisés : la différence qui fait tout
Pour l'âge légal, on compte les trimestres validés. Pour la carrière longue, on exige des trimestres cotisés — ceux qui correspondent à un travail effectif ayant donné lieu à cotisations. Certaines périodes sont assimilées à des trimestres cotisés dans une limite précise : service national (4 trimestres), chômage indemnisé (4), maladie et accident du travail (4), maternité (tous), invalidité (2), et les trimestres de majoration pour enfants (jusqu'à 4).
Un dossier carrière longue se gagne ou se perd sur ces plafonds. Deux trimestres de chômage comptés en trop, un trimestre d'apprentissage oublié, et la date de départ recule d'un an — ou le dispositif s'envole.
Êtes-vous vraiment éligible ?
Beaucoup de personnes pensent l'être et ne le sont pas ; d'autres le sont sans le savoir, parce que leurs trimestres de jeunesse n'ont jamais été reportés. Notre bilan reconstitue votre carrière depuis le premier emploi et vous donne une réponse chiffrée, pas une estimation.
Vérifier mon éligibilité — bilan 199 €Les démarches
La demande passe par une attestation de situation vis-à-vis de la retraite anticipée, à solliciter auprès de votre caisse au moins six mois avant la date envisagée. Elle vous confirme votre éligibilité et la date à laquelle vous pouvez partir. Vous déposez ensuite votre demande de retraite classique, quatre à six mois avant le départ.
Notre conseil : ne demandez pas cette attestation avant d'avoir fait vérifier et corriger votre relevé. Une attestation calculée sur un relevé incomplet vous donne une date trop tardive — et personne ne viendra vous dire que vous auriez pu partir plus tôt.
Ce qu'un bilan change concrètement
Sur les dossiers carrière longue, notre travail consiste à retrouver et faire valider les trimestres de début de carrière, à vérifier le décompte des périodes assimilées, puis à calculer votre date de départ la plus précoce et la pension correspondante — base et complémentaires. Un forfait de 199 € tout compris, 100 % en ligne.
Vous avez commencé à travailler avant 20 ans ?
C'est le profil type de nos clients carrière longue. Un seul trimestre retrouvé peut avancer votre départ d'un an.
Demander mon bilan retraite Poser une questionInformations à jour au 5 septembre 2026. Sources : service-public.gouv.fr, Assurance retraite.
